Édito :
Elles nous inspirent !
Date de publication :
Ce numéro ne célèbre pas des femmes. Il célèbre des personnes remarquables — celles qu’on n’entend pas assez.
Elles dirigent, elles bâtissent, elles transforment. Pas parce qu’elles sont des femmes, mais parce qu’elles sont exceptionnelles. Et il était temps de le dire.
« Notre société n’est forte que lorsqu’elle est UNE et INDIVISIBLE, composée de femmes et d’hommes qui avancent ensemble »
Les femmes, nos mères, nos filles. La musique, la culture, la Nature. L’innovation, l’économie, l’industrie. La vie, la politique, l’intelligence.
Ce quatrième numéro, nous avons failli ne pas le faire. Pas par manque d’envie — jamais. Mais parce que les chemins se ferment parfois, même quand on y croit.
Alors nous avons choisi de les rouvrir autrement. Sarah D’Agostino a rejoint l’aventure, et avec elle, une nouvelle façon d’avancer : plus agile, plus ancrée dans le numérique, plus tournée vers vous — vers cette communauté qui, sans le savoir, nous a donné des raisons de continuer.
Émergence est aujourd’hui régional, numérique, vivant. Le papier reviendra quand les conditions seront réunies. En attendant, c’est ici, ensemble, que ça se passe.

La société nous inspire.
En ce mois de mars, le monde s’arrête un instant pour célébrer une journée internationale qui n’est reconnue par l’ONU que depuis 1977. Moins de cinquante ans pour rappeler une évidence : l’égalité entre les femmes et les hommes. Une évidence qui, malgré les progrès, demande encore de la vigilance, de la compréhension, et surtout de la considération.
Car comme toute cause juste, elle peut être récupérée, instrumentalisée, utilisée pour se donner bonne conscience. Une journée ne suffit pas à réparer des siècles de non-considération — cette même incapacité, si humaine, à regarder les choses en face. Comme pour les guerres, le manque de respect, l’écologie. On sait. On détourne le regard.
Alors nous avons choisi autre chose.
Pendant trois mois — pas une simple journée — nous avons décidé de mettre en lumière celles qui font, celles qui transforment, celles qui entreprennent, celles qui relient. Celles qui, par leur engagement, leur courage, leur créativité, leur intelligence, contribuent à bâtir une société plus juste, plus sensible, plus déterminée, plus respectueuse.
Vous découvrirez dans ces pages des portraits de femmes engagées — en politique, en économie, dans le monde associatif. Pas parce qu’elles sont des femmes. Parce qu’elles sont remarquables, et qu’on ne les entend pas assez.
Elles inspirent celles et ceux qui feront demain.
Elles rappellent que notre société n’est forte que lorsqu’elle est une et indivisible, composée de femmes et d’hommes qui avancent ensemble, qui se reconnaissent, qui se respectent, qui se soutiennent.
Dans un monde où l’influence cherche l’argent, où l’apparence prend souvent le pas sur le sens, nous faisons un choix clair :
Nous choisissons de promouvoir l’inspiration.
L’inspiration qui élève. L’inspiration qui relie. L’inspiration qui donne envie d’agir.
Chères lectrices, chers lecteurs, ce numéro est aussi une invitation. Une invitation à transmettre. À partager ces « Regards Croisés » autour de vous. Aux jeunes notamment, à qui l’on demande de choisir leur avenir dans un monde incertain, où les repères bougent plus vite que les certitudes. Les portraits de ces femmes sont pour eux une invitation à aller à leur propre rencontre — à se découvrir, en découvrant les autres. Surtout quand vient le moment des premières grandes orientations.
Leur montrer des femmes qui font, c’est leur montrer que tout est possible. Leur montrer des parcours, c’est leur offrir des horizons. Leur montrer des engagements, c’est leur donner des repères.
Inspirons-les. Inspirons-nous.
Soyons nous-mêmes, respectons-nous et inspirons le monde.
Frédéric Poincloux





