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MOHINI VANHILLE
Comment revisiter le bilan de compétences ?

Date de publication :

23 juillet 2025

Émergence entreprise : média engagé au service des acteurs et actrices du territoire

Mohini Vanhille a trouvé sa vocation en faisant son propre bilan de compétence, lequel l’a alors convaincu d’exercer le même métier que sa conseillère ! Après un Master 2 en psychologie du travail, suivi d’une thèse, cette passionnée exerce avec une méthode éloignée des sentiers (re)battus.

MOHINI VANHILLE

Spécialiste en évolution et transition professionnelle
Consultante en bilan de compétences

REPRENDRE LE POUVOIR

Dans la méthode que j’ai bâtie (finançable avec le CPF), je veux d’abord faire retrouver le « pouvoir d’agir », véritable notion de psychologie du travail. Cela s’apparente à l’automédication : on est capable de savoir quel traitement soulage notre rhume, alors qu’au travail, on ne remet pas en cause la structure et l’ordre hiérarchique : on le subit. Prenons l’exemple simple de quelqu’un qui a mal aux cervicales : le temps de faire le lien avec sa position assise, de faire des tests, et d’envisager d’autres moyens qu’un siège (comme par exemple un ballon ergonomique), puis d’oser les demander, il va s’écouler plusieurs années ! C’est ça, « le pouvoir d’agir » : c’est trouver les moyens de s’adapter aux situations, en cherchant et en sachant être force de proposition.

VALORISER SES COMPÉTENCES

Mon approche est éducative et expérientielle. Je ne me substitue pas aux gens que j’accompagne, je leur apprends l’autonomie. À la fin de la session, pour éviter l’angoisse de la dernière séance, je leur donne toute la méthode de construction de projet, afin que les personnes qui viennent me voir le mettent en place le moment venu. Ils repartent avec un portrait d’eux-mêmes, destiné à matcher avec leur environnement.

IDENTIFIER CE QUE L’ON AIME

Les tests ne sont que des outils qui permettent d’avoir un vocabulaire commun, et qui donnent seulement une facette de la personnalité à l’instant T. Ils ne délivrent pas d’indications sur le potentiel développement, mais reproduisent le paradigme de l’orientation scolaire. Selon vos notes, on vous emmène vers là où vous allez réussir, avec la notion de performance. Le problème est qu’être bon en maths ne fait pas de vous un bon médecin. Conséquence : la question de savoir ce qui vous plaît intervient en fin de cursus… La question n’est pas de savoir pour quoi vous êtes fait, mais ce que vous aimez. J’apprends ainsi aux gens à développer leurs compétences d’orientation. On commence à le faire timidement en France en petite section, comme dans les pays anglosaxons, où on enseigne les soft skills (compétences humaines). Ce retard est lié notamment à notre culture judéo-chrétienne, qui ne nous incite pas vraiment au changement, à la prise de risques et à l’écoute de soi-même. Plus on « marne », plus on est méritant… Ce qui génère d’insupportables situations de souffrance au travail.

PRENDRE SON TEMPS

Les gens partent avec moi pour six mois. Ce sont des rencontres authentiques. Je les reçois à mon domicile, et il m’arrive de leur envoyer un message lorsque je tombe sur un sujet évoqué avec eux en séance. Je pense à mes clients en permanence et leur fournis beaucoup de ressources. J’organise aussi des « samedis chouquette », à savoir des petits-déjeuners collaboratifs, une à deux fois au cours de leur bilan. L’ascenseur émotionnel peut être fort, alors les anciens rassurent les nouveaux et en profitent pour « pitcher » leur projet.

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Mohini Vanhille

153 rue de Selliers
45 140 Ingré

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