Sans masquer la plume
Jennifer Potdevin
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Aujourd’hui directrice d’Ener School, un campus de formations pour demandeurs d’emplois, Jennifer Potdevin est également autrice de romans. Une passion en lien avec l’un de ses métiers précédents…
Bousculer son quotidien, se confronter à l’inconnu, prendre des risques. Autant de moteurs qui font avancer Jennifer Potdevin au quotidien. Consultante dans l’immobilier pendant 15 ans, elle est depuis le mois de mars dernier la directrice d’EnerSchool, un campus qui propose à Orléans des formations de deux mois pour apprendre à installer des panneaux photovoltaïques à des personnes en recherche d’emploi. Atout non négligeable de la formation : l’apprenant est certain de décrocher un poste à l’issue du cursus. « Il y a une demande importante, c’est un secteur en hausse avec plus de 8 000 emplois à pourvoir partout en France, assure Jennifer Potdevin. Quant à moi, j’ai tout de suite cru en ce projet. J’avais besoin de challenge et je voulais revenir vers Orléans. »
« Fiction réelle »
Depuis 2022, elle s’était en effet « expatriée » à Gien, où elle dirigeait une agence de service à la personne. Et avant cela, elle était à la tête d’un café-littéraire situé rue de Bourgogne à Orléans, le bien-nommé Jenni Potd, qu’elle avait ouvert en 2020. Une démarche qui rencontrait à l’époque un « désir d’évoluer ». « J’avais envie d’avoir quelquechose à moi », dit-elle aujourd’hui. Dans cet établissement qui proposait des livres de seconde main, Jennifer ne comptait pas ses heures (minimum 80 par semaine) et animait de nombreux événements : dédicaces, lectures, conférences, concerts… Le conte de fée dura plus de deux ans, avant que la gérante ne revendît son commerce : « ce café restait un métier-passion, mais le salariat avait quand même ses avantages, surtout après la crise sanitaire… L’établissement a été repris et fonctionne toujours bien aujourd’hui (le Green Café, ndlr). J’en suis très heureuse ! C’est comme un bébé que j’ai fait naître et que j’ai laissé grandir. »

L’envie de Jennifer de monter un café littéraire n’était pas tout à fait venue de nulle part, puisque la jeune femme est autrice de romans. Pour être précis, elle en a déjà terminé six, autour de la maladie, du temps qui passe et des personnages âgées. Elle appelle ça de « la fiction réelle ». Elle écrit souvent sur ce qu’elle connaît, et ses histoires sont peu romancées. « Écrire me fait voyager. Au même titre que la lecture, ça me détend, c’est un exutoire. » Son roman préféré ? 22/11/63, de Stephen King, qui relate l’assassinat de JFK.
« Je ne lis jamais un livre deux fois parce j’ai une trop bonne mémoire. Alors si je pouvais choisir un, ce serait celui-ci, pour le redécouvrir. » Si depuis ces dernières années, Jennifer a fait une petite pause dans sa carrière d’écrivaine, ça ne devrait pas durer : « j’ai récemment visité l’île d’Aix, ça m’a donné envie d’écrire sur ce lieu. J’ai toujours plein d’histoires dans la tête ! »





