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Au service de leur sport…

Et de leur projet de vie

Date de publication :

par | 15 août 2026

Sur le terrain, elles jouent et relèvent des défis ensemble. En dehors, elles construisent chacune leur propre chemin. Sherley, Anouk, Lou, Safiatou, quatre joueuses de l’ECO Volley – Les Comètes, deux générations, quatre projets de vie, et le sport comme levier pour ouvrir le champ des possibles.

Sherley, Anouk, Lou, Safiatou – ECO Volley «Les Comètes»

L’ouverture aux possibles

Safiatou Zongo a grandi dans un quartier où le monde ne lui semblait pas très grand. C’est le volley qui a changé l’échelle. « Quand on grandit dans des milieux comme celui qui était le mien et qu’on côtoie des gens un peu comme nous, on ne se rend pas compte de ce qu’il peut y avoir à l’extérieur. Le volley m’a permis de me rendre compte qu’il y avait énormément de possibilités. » Aujourd’hui kinésithérapeute en formation, elle n’hésite pas : sans le sport, elle ne serait probablement pas là professionnellement.

Anouk Dupin dit la même chose, avec une précision qui coupe court aux idées reçues. Étudiante en quatrième année d’école d’ingénieur à l’INSA Toulouse, elle résume d’une phrase ce que beaucoup n’osent pas formuler : « Je pense déjà que je n’aurais pas été prise dans cette école sans le sport. » Le volley n’a pas freiné ses ambitions académiques. Il les a ouvertes.

La méthode comme ancrage

Ce que le sport forge en dehors du terrain, Lou Gouin et Anouk Dupin le décrivent avec la même clarté, même si elles ne le vivent pas tout à fait de la même façon.
Anouk a appris l’organisation très tôt, à l’internat, en sport-études au lycée, quand la journée se découpait en tranches fixes : cours, entraînement, chambre. « Il fallait savoir s’organiser pour la semaine suivante, les devoirs, les contrôles.
Beaucoup d’organisation, mais assez facile à gérer pour moi. » Aujourd’hui, c’est cette architecture intérieure qui lui permet de mener de front une quatrième année d’ingénierie et une saison complète de compétition. Car l’été elle s’engage aussi sur les compétitions de beach-volley. Le volley n’est pas mis de côté pour les études, c’est sa priorité, et les études se glissent dans les espaces libres. Un équilibre qui peut sembler presque impossible de l’extérieur, mais qui tient parce que son organisation a été construite depuis longtemps.

Lou Gouin, elle, est en Master 2 Biologie-Santé-Biotechnologie à l’Université d’Orléans. Elle décrit un autre rapport au temps, parfois un peu plus en tension, plus cyclique. « Avant les partiels, vu que c’est compliqué de travailler tout le temps autant que ceux qui ne font pas de sport à côté, les deux semaines avant les partiels, il faut vraiment être carré. Et je pense que le sport, son organisation, m’a vraiment permis que ce soit plus facile. »
Ce que le volley lui a appris, ce n’est pas de travailler davantage, c’est de savoir quand basculer, de mobiliser l’intensité au bon moment. La même chose, au fond, que lorsqu’elle est en plein match.

Donner ce petit quelque chose en plus qui sert l’ensemble.

Sur le terrain, elles jouent ensemble. En dehors, elles ont chacune trouvé leur façon de réussir.

la patience et le lien

Il y a aussi des choses que le sport enseigne sans qu’on s’en aperçoive sur le moment. Sherley Lanimarac, centrale, a mis du temps à nommer la sienne. « Le volley m’a appris la patience. Je suis quelqu’un d’assez patiente, mais encore plus au volley. » Ce n’est pas un détail pour quelqu’un qui a fait ses premiers pas dans un sport individuel, comme le tennis, où tout dépend de soi. Au poste de centrale, la balle ne vient que si la réception est bonne, que si la passeuse décide de vous trouver.  On apprend à tenir sans agir. À rester disponible, dans l’attente, prêt à nourrir une forme d’intelligence collective que peu d’autres disciplines imposent aussi frontalement.

Ce que Sherley retient volontiers, c’est autre chose. Elle est arrivée en métropole à l’âge de 17 ans, depuis la Guadeloupe, loin de sa famille et sans réseau. Le volley lui a permis de construire quelque chose qu’elle n’avait pas prévu. « Sportive dans une discipline collective, ça m’a apporté beaucoup de rencontres. Des personnes incroyables, qui sont devenues de vraies amies. Tu as toujours des copines, du monde autour de toi. »

Chaque saison amène une équipe nouvelle, des joueuses qui arrivent, d’autres qui partent. Et pourtant le lien perdure.

« Même après, des équipières avec qui j’ai joué avant, on est encore en contact. Ça fait une petite famille, une grande famille même. »

Safiatou Zongo, 32 ans elle aussi, reconnaît la même chose à sa façon. Ce que le volley lui a transmis en profondeur, c’est la capacité à s’adapter, vite, et sans résistance. « S’adapter, l’adaptation rapide. Je trouve que c’est une qualité que j’ai réussi à développer énormément grâce à la partie sportive. » Une qualité qu’elle met à l’œuvre aujourd’hui en stage de kinésithérapie, dans un environnement où chaque patient, chaque situation, demande d’être attentif et agile.

l’après

À 32 ans, Sherley Lanimarac ne se projette pas encore dans sa reconversion. Pas par manque d’ambition, par honnêteté. « Je n’ai pas l’impression d’avoir 32 ans. » Elle a commencé tard, à 17 ans, concentrée sur ses performances et son équilibre, elle sent qu’elle est au meilleur moment de sa carrière. Alors elle reste focalisée et explore les pistes qui se présentent au gré de sa curiosité et de ses envies, la décoration intérieure, le management d’équipe. Ce flou assumé n’est pas une lacune. C’est peut-être la marque de quelqu’un qui a appris, sur le terrain, à ne pas anticiper ce qu’on ne contrôle pas encore.

Lou Gouin, elle, a un plan. Un master 2 en cours de validation, avec des stages à venir étalés sur une saison pour ne pas sacrifier le volley. Et après ? « Je me vois toujours sur un terrain de volley. Quand j’aurais vraiment fini de valider mon master, me concentrer sur le volley et vivre pleinement ma carrière sportive, pour après reprendre une carrière professionnelle plus classique. » Vingt-quatre ans, et déjà cette capacité à séquencer, à tenir les deux fils sans les emmêler.
Le sport lui a appris ça aussi qu’on peut vouloir plusieurs choses, à condition de savoir dans quel ordre les faire advenir.

Entre Sherley qui reste et Lou qui planifie, il y a deux façons de respecter ce qu’on est en train de vivre, sans le brusquer.

ce qu’elles diraient

Si chacune d’elles pouvait s’adresser à une jeune fille qui hésite, entre le sport et les études, entre ce qu’on lui dit de faire et ce qui la fait vibrer, leurs réponses se rejoignent sans se confondre.

Lou Gouin est la plus directe : « Il faut qu’elle continue à faire du sport. Ça apporte plein d’autres choses que les études n’apportent pas forcément dans la vie. Ce n’est pas quelque chose à mettre de côté. » Pas de nuance, pas de condition. Une conviction.

Anouk Dupin, elle, parle d’exemple plus que de conseil. Volley en saison, beach-volley l’été, école d’ingénieur à distance, elle l’a fait. Sa trajectoire est un exemple, tout est possible avec la volonté !

Sherley Lanimarac, elle, s’adresse à la jeune fille de 17 ans qui débarquait dans un club sans rien connaître, qui repartait parfois les larmes aux yeux quand la balle tombait. « T’as bien fait d’y aller. Ça ne va pas être simple, mais il faut bosser et en bossant, tu retiens les choses et t’obtiens des résultats. »

Et Safiatou Zonko pose peut-être les mots les plus larges : « Il ne faut pas se limiter à l’âge, à l’endroit d’où l’on vient, à ce qu’on peut nous dire. Juste faire ce qu’on a envie et vraiment y croire. À partir du moment où on y croit, on est capable de tout. »

le mot du président

Xavier Viala, Président de l’ECO Volley – Les Comètes

Cette saison restera gravée : 22 matchs joués, 19 victoires, dont 14 en 3 sets à 0.

Médaillées de bronze en Coupe de France fédérale, un podium historique pour le club !

CHAMPIONNES DE FRANCE (Championnat Élite – Poule basse).

« Les Comètes ont démontré bien plus que du talent. C’est un état d’esprit, porté tout au long de la saison, qui a fait la différence. Une aventure collective, au sens plein du terme. Derrière chaque match, il y a un staff dévoué, un public fidèle, des partenaires engagés et surtout des bénévoles, sans qui rien de tout cela n’existerait. »

Alors oui, la fierté est là. Mais ce qui compte davantage, c’est ce que cette saison annonce.

Ce n’est que le début de l’histoire…

Si vous souhaitez accompagner les Comètes
dans cette aventure, contactez Kevin Morin :

07 71 94 78 46 – les-cometes.com

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