Faire naître, faire sens
Marine Durand-Maringe
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DU BUREAU À l’ASSO – Sage-femme au CHU d’Orléans depuis 17 ans, Marine Durand-Maringe est récemment devenue la présidente de l’association soutenant la Maison des Femmes d’Orléans.
Près de 700 accouchements au compteur. Un chiffre qui impressionne, mais qui n’empêche pas Marine Durand-Maringe de rester modeste et mesurée dans ses propos. Elle parle d’une voix basse, de sorte qu’il faut parfois tendre l’oreille pour écouter son parcours, riche en expériences professionnelle et associative.
UNE VOCATION
Née à Nantes il y a tout pile 40 ans, Marine Durand-Maringe voulait faire médecine. Elle partit alors faire ses études à Brest, loupa sa première année, réussit la deuxième. Elle n’avait jamais entendu parler du métier de sage-femme, jusqu’au jour où la directrice d’une école vint présenter ce métier. Pourquoi pas, se dit-elle alors. Son premier stage fut « une révélation ».
S’ensuivirent de nombreux autres dans différentes maternités, dont un qui la marqua particulièrement, à Orléans : « j’avais 23 ans, c’était à l’hôpital Madeleine à l’époque. J’ai adoré l’équipe et l’ambiance. » Résultat : elle postula là-bas pour son tout premier poste. Elle est restée à Orléans, au CHU désormais, où elle continue d’exercer son métier avec passion.
SON BUREAU
Au CHU d’Orléans, où elle travaille depuis 2008, Marine Durand-Maringe prend en charge les femmes enceintes.
Assurant des gardes continues de douze heures, la sage-femme peut tout aussi bien travailler en salle d’accouchement qu’aux urgences, et ses activités sont nombreuses.
Ce qui lui plaît ? La diversité de ses missions. Car non, le métier de sagefemme, ce n’est pas « seulement » être en salle d’accouchement pour accompagner les femmes à mettre un enfant au monde. C’est aussi suivre les patientes durant les consultations prénatales, ou travailler dans divers services d’hospitalisation quand des pathologies surviennent.
C’est simple, depuis ses débuts, la Bretonne est passée par tous les services et garde des souvenirs particuliers de la fameuse salle d’accouchement : « je cherchais l’adrénaline, l’urgence, vivre des moments très courts, mais très intenses. » Depuis maintenant un an, Marine Durand-Maringe travaille dans le service de diagnostic anténatal, un des secteurs de la maternité qui s’occupe des patientes ayant des soucis pendant la grossesse.
« Je ne savais pas quoi dire à certaines patientes victimes de violences »
UNE MISSION
Satisfaite de voir que son métier évoluait et que ses compétences se multipliaient au fil des ans, la sage-femme avait néanmoins une frustration : celle de ne pas savoir quoi dire à certaines patientes victimes de violences. « Cela arrivait régulièrement, je me suis donc dit qu’il fallait faire quelque chose. »
Transformant sa parole en acte, elle passa en 2018 un diplôme universitaire sur les violences faites aux femmes, à Paris. La maïeuticienne ne s’arrêta pas là. Trois ans plus tard, elle suivit une formation sur cette thématique organisée par la Maison des femmes de Seine-Saint-Denis. « Après cela, nous sommes revenues en nous disant qu’il fallait faire une Maison des femmes à Orléans ».
Marine Durand-Maringe cocréa ainsi avec quatre autres collègues une antenne locale qui ouvrit ses portes en novembre 2021. Comme n’importe quel autre service établi au sein du CHU d’Orléans, la structure de soin accueille des patientes qui viennent sur consultation. Avec trois mots d’ordre : accueillir, soigner, accompagner.
SON ASSO
L’an dernier à la Maison des femmes d’Orléans, 360 femmes de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles ont poussé la porte de l’établissement. L’association soutenant la structure est toujours en recherche de mécénats privés.

La Maison des Femmes
02 38 61 31 00
du lundi au vendredi 9h-17h





