Paul Sechaud
Entre-deux
Date de publication :

Depuis deux ans, Orléans Loiret Basket remplit l’Arena de CO’Met. Hasard ou coïncidence, le directeur d’Orleans Events, le délégataire qui gère ce complexe tout neuf, est un dingue de basket et de NBA. Discussion derrière la ligne.
Est-ce la fonction qui fait l’Homme, ou l’Homme qui fait la fonction ?
Dans le cas de Paul Sechaud, un peu des deux sûrement. Au sein du complexe CO’Met qu’il dirige, musique et sport, deux des grandes passions, font bon ménage. La balle orange notamment, Paul Sechaud pourrait en parler pendant des heures : « Le sport en général et le basket en particulier occupent une place très importante dans ma vie. Dans les années 80-90, j’ai grandi avec l’arrivée de la NBA sur les écrans français, en entendant les commentaires de Georges Eddy sur Canal+. C’étaient les débuts du sport-spectacle. Ce que je fais moi-même dans ma vie professionnelle, trente-cinq ans plus tard… »
« Les valeurs du sport sont similaires à celle de l’entreprise : collectif, performance, fair-play, plaisir »
BIRD, MAGIC, JORDAN…
La NBA, Paul Sechaud continue à la suivre plus qu’assidument. « Quasi-quotidiennement, je trouve un moment dans la journée pour regarder les résumés des grands matchs de la nuit. Quand j’ai le temps, je regarde aussi l’émission NBA Extra, sur Be In Sports, ainsi que le match du dimanche soir, sur cette antenne. » Comme il faut quand même être un peu en forme le matin quand on dirige un complexe qui accueille plus de 200 événements par an, Paul Sechaud ne va tout de même pas jusqu’à se réveiller la nuit pour regarder un Charlotte Hornets / Washington Wizards. Mais sa culture de la grande ligue américaine de basket n’en reste pas moins extrêmement solide. Pêle-mêle, il cite les arabesques du GOAT Michael Jordan, mais aussi les tirs à trois points de Larry Bird, les skyhooks de Kareem Abdul-Jabbar ou les records de Wilt Chamberlain.
Sa franchise favorite aujourd’hui ? « Sans doute les Denver Nuggets, avec Nikola Jokic et leur meneur, Jamal Murray. » Un joueur qu’il a eu le privilège de voir s’entraîner en juillet 2024, lorsque l’équipe du Canada est venue jouer un tournoi de préparation olympique à CO’Met, face à la France et l’Australie. Comment a-t-il vécu ce moment ? « Dans ces moments-là, je reste dans mon rôle de directeur d’Arena. C’est d’ailleurs la même chose quand l’OLB joue. Je vibre toujours avec beaucoup de retenue. » Ayant passé une partie de sa jeunesse dans le Loiret avant de parcourir professionnellement la France, Paul Sechaud était, avant de retrouver le département, en charge de l’exploitation du Parc Expo et du Palais des Congrès de Caen. « Quand l’appel d’offres pour CO’Met est sorti, le fait qu’un club de basket soit résident dans l’Arena m’a évidemment interpellé…», raconte-t-il. Alors d’un certain côté, depuis deux ans, Paul Sechaud allie l’utile à l’agréable.
« Diriger un équipement sportif a eu pour effet de développer encore plus mon attachement au sport orléanais », explique-t-il, récitant sans sourciller les derniers résultats de l’USO, du RCO ou des Septors de Saran. Pourtant, c’est un autre sport qui lui a procuré ses plus belles émotions de téléspectateur. « La finale du 4*400 m féminin aux championnats d’Europe d’athlétisme en 2014.
Dans le dernier tour, la relayeuse française, Floria Gueï, grapille son retard et finit par gagner au finish. Rien que de vous en reparler, j’en ai des frissons ! » Passionné pur jus !





