Le RCO
s’affaire
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Fort d’un gros réseau de 230 partenaires, le Rugby Club Orléans change de dimensions.
Cette saison, une seule ambition : monter en Nationale 1.
Se relever, toujours. Au printemps dernier, le RCO a perdu les armes à la main, en demi-finales de Nationale 2. Combien de temps ça dure, une déception ? Trois jours environ. Dès le jeudi suivant, les dirigeants du Rugby Club Orléans validaient un objectif et une stratégie claires pour l’année suivante. Cette saison 2025-2026, « la montée en Nationale 1 ne sera plus une option », résume Sébastien Moine, le directeur général du RCO.
UN CLUB QUI S’ÉTOFFE
Sur le terrain, l’intersaison a été l’occasion de rebâtir un effectif encore plus apprêté. Dix-huit joueurs sont arrivés : de l’expérience et surtout beaucoup de jeunesse. Le cinq de devant a été densifié pour marquer les mêlées adverses. Le staff de l’ancien international français Romain Cabannes, aux manettes depuis un an, s’est vu adjoindre un préparateur physique à temps plein, Pierre-Gilles Lakafia, qui fonctionnera avec Romain Teulé.
PLUS DE BUSINESS
Le RCO s’est aussi renforcé dans les bureaux, où un poste « hybride, entre l’administratif et le technique » a été créé pour épauler Sébastien Moine et chapeauter ainsi la politique sportive dans toutes les catégories d’âge, afin de gagner en continuité et en cohérence. À la communication, deux emplois ont été pérennisé. Et un nouveau chargé de développement, Guillaume Fontaine, a été recruté pour s’occuper des nouveaux partenaires, passés de 160 à 230 en une saison. À Orléans, la « hype » est du côté du RCO.

« Autour de Didier Bouriez, on a su créer quelque chose », reconnaît Sébastien Moine. Ces derniers mois, tout le monde a entendu parler des soirées d’après-match du côté de Marcel-Garcin, de ses bonnes bouteilles et de son DJ bien balancé. Personne dans l’agglo ne faisait ça ? Le RCO l’a inventé. Le bruit s’est répandu comme une traînée de poudre en ville, et ailleurs. Gros comme « petits » partenaires, ce n’est pas la taille qui compte. Plutôt la convivialité, et l’amitié. En fin de saison dernière, les bodega avaient fait le plein lors des matchs du dimanche après- midi : elles vont être réinstallées cette année. Le club a également décidé de développer les liens économiques entre partenaires. « On a montré qu’on savait créer des moments festifs ; maintenant on veut que nos partenaires fassent plus de business », illustre Sébastien Moine. Au menu : davantage de speed-business, et des indicateurs fiables en termes de ROI.
CHANGEMENT DE CADRE
Ce projet qui s’affine s’accompagne d’un changement de dimensions : cette saison, le RCO va investir le stade de la Source et ses 9 500 places. Certains matchs se joueront encore à Garcin, l’antre historique du club. Mais plus l’hiver s’installera, et plus le Rugby Club Orléans ira chercher du confort à La Source. Des aménagements seront d’ailleurs réalisés pour accueillir les partenaires dans les meilleures conditions. Un préambule à une prochaine tribune qui fera office de repaire du RCO au sein du stade sourcien : le projet est bien lancé en mairie d’Orléans. Tout de suite, bientôt, plus tard : à tous les étages, la fusée RCO est prête à décoller.






